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De quoi souffrent les Instagrammers?

March 7, 2018

 

Combien ai-je de likes? Qui me followe? Qui me unfollowe? Qui a regardé ma story? A-t-elle été sponsorisée pour écrire cet article? A-t-elle reçu cette montre en cadeau? Qui sera à cet event? A-t-elle acheté ces followers? N'aurait-elle pas trafiqué sa photo à outrance? Vais-je être oubliée si je n'écris pas de posts régulièrement? Vais-je me démarquer des autres par mon vêtement, mon écriture, mes photos? Vit-elle de son blog? de son instagram? 

 

Bon, je me lance, mais ça fait un bon bout de temps que l'envie me démange d'écrire ce post sur la maladie, la fièvre qui s'empare d'instagram, mais cela est également valable pour les autres réseaux sociaux. 

 

Pour mettre les points sur les i, cet article n'est là ni pour critiquer, ni pour médire, ni pour juger, ni pour faire une psychanalyse, ni pour vous faire culpabiliser...rien de tout ça! Je voulais juste faire un arrêt sur image de notre société actuelle 3.0.. Il ne faut pas non plus tout prendre au doigt et à la lettre de ce que vous allez lire par la suite, mais plutôt au second voire au troisième degré.

 

Il m'est venu cette idée folle (vous pouvez le dire!) de mettre en parallèle des maladies psychiques bien connues de notre société avec le phénomène des Instagrammers. Et voilà ce que cela donne en grossissant les traits du phénomène à outrance et en le parodiant. Et la liste ne se veut ni vraie, ni fausse..

 

1) Addiction en tout genre

 

Sommes-nous accros, addicts à instagram? Il nous faut notre dose journalière pour bien se sentir. Un shoot de likes, de followers, de commentaires (plaisants)  nécessaire à notre dose quotidienne. On consomme, on sur-consomme à profusion d'images à longueur de journée. On devient shopping addict, Marie Kondo addict, food addict, instagrammer addict. On est en manque si nous ne jetons pas un oeil à notre smartphone.

 

2) Trouble de la personnalité narcissique

 

Un selfie par ci et une pose par là. On s'investit à soi-même et porte une attention particulière à soi à force de paraître et d'apparaître sur un cliché ou une story avec un besoin excessif d'admirer et surtout d'être admiré. Pas un faux pli dans la coupe, un maquillage qui gomme toutes les imperfections (et même si cela n'est pas le cas, Photoshop se charge du reste:-)), une robe sans faux plis et voilà, parés pour affronter l'objectif. Un petit tour devant le miroir avant que les flashs crépitent. On sourit, on fait la moue, on regarde à l'horizon, on fait l'indifférente, on joue un rôle peut-être?

 

3) Mythomanie

 

Ne créons-nous pas une vie qui n'est pas la nôtre? On photographie que de belles choses. Un bon petit plat, un joli vêtement, un lieu de rêve, des nice people dans the place to be, un arrangement d'objets sur une table pour la photo. Pourquoi? Un perfectionnisme à outrance? 

Au-delà de la photo, notre vie est d'une banalité totale. Métro, boulot, dodo sans flash, sans maquillage, sans rien tout court. Eh oui, Instagram c'est joli sur la photo et moins en dehors du cadre, en dehors de l'objectif. 

 

4) Egocentrisme

 

Ne devenons-nous pas asociaux à force de rester devant nos écrans des heures et des heures? à force de parler seul sur tout ce que nous faisons toute la journée? à force de s'isoler socialement? On parle de soi à soi. On fait un repli sur soi. A force d'être social, on devient asocial. Dis donc, ça rime tout ça:-) 

 

5) Trouble alimentaire

 

Que de beaux plats! On aimerait tout manger à tout à heure. On mange les images comme on saliverait devant une vitrine de gâteaux. 

On rencontre deux vibes alimentaires: l'un supercalorique et l'autre healthy à souhait. On tangue entre ces deux extrêmes. Et hop un burger dégoulinant avec frites croustillantes, puis un granola avec framboise, chia et avocado, en passant par une pièce montée en forme de licorne. On veut tout dévorer! Puis on culpabilise et là, place à l'image d'une yogiste en haut de l'Himalaya avec un soleil couchant à l'horizon. Notre ventre et nos yeux rivés sur Instagram fait ainsi des yoyos à longueur de journée. 

 

6) Maniaque

 

On place des objets, puis on en déplace d'autres. On pose d'une certaine façon et pas d'une autre façon. On cherche un esthétique parfait à la photo (le cadrage, la couleur, le contraste, la luminosité et j'en passe). On développe des manies de maniaques à force de chercher The Perfect Picture. Une montée de Monk est née..

 

Bon, ne m'en voulez pas, mes Chers Instagrammers, mais y'a cours de psychologie à la photographie à présent! Allô docteur, c'est grave? 

 

 

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